BEAUTY

Comment Belinda Everingham a su élever le soin canin au rang de produit de luxe

19 AVRIL 2018

Interview de Dune Chambaud

Credit images Augustin Chauvet

Lors d’une de mes promenades quotidiennes avec les carlins au Palais Royal quelques années auparavant, une sympathique passante, Belinda, me demanda si elle pouvait prendre une photo de nous trois. Elle m’expliqua son projet d’élargir la gamme de sa marque existante Bondi Wash pour chiens, en lançant des produits de beauté naturels, à la fois délicats pour les peaux sensibles des chiens et efficaces. Ce qui n’a pas manqué d’attiser notre curiosité, nous voulions immédiatement en savoir plus !

 

Quelques mois après notre rencontre, j’ai reçu une surprise, une sélection des produits qui allaient être bientôt disponibles dans les grands magasins les plus chics de la capitale. Avec pour philosophie, le soin et les vertus antibactériennes des huiles du bush australien, et le parti pris d’un packaging à l'esthétique minimaliste, Belinda a su positionner ses produits parmi les meilleurs.

 

Etant moi même une utilisatrice régulière de shampoing sec, que j’applique le soir avant de sortir pour redonner un coup d’éclat à mes cheveux, je me suis toujours demandée s’il n’existait pas un shampoing sec pour chiens, et si cela pouvait marcher sur eux.

 

Malgré le fait qu’ils fassent partie de la même portée, Louis n’aime pas l’eau alors que George adore les bains et les massages. Grâce à Bondi Dry Wash, je peux désormais éviter à Louis cette peine, ce qui est vraiment utile, particulièrement pendant les longs mois d’hiver.

C’est d’ailleurs le propre chien de Belinda, Roger, lui même hydrophobe et ambassadeur de la marque qui en a inspiré le Dry Wash et toute une gamme de produits de beauté.

 

L’autre produit qui m’est devenu indispensable est le spray Bondi’s Yoga Mat, une huile naturelle à base de plantes anti bactériennes que j’utilise sur diverses surfaces telles que mon tapis de yoga, le lit des chiens ou la table à langer de mon bébé.

 

Parfait pour faire face à cette fâcheuse manie qu’ont tous les chiens de monter sur votre lit dès que vous avez le dos tourné,

n’est-ce pas ?!

On dit que l’appréciation de la beauté se construit dès le plus jeune âge, grâce à l’environnement dans lequel nous baignons et aux images qui nous marquent de manière indélébiles. Quels ont été pour vous ces images ou cet environnement ?

 

J’ai grandi dans un milieu artistique, entouré d’animaux et de nature. Avec une mère artiste, nous étions sans cesse en train de soit dessiner, soit peindre, ou visiter des galeries. J’ai grandi dans le Bush australien sauvage, ce qui nous amenait souvent les weekends à camper, ou à pique niquer. Je pense que cela a construit mon goût pour les formes sculpturales de la flore australienne.

Les odeurs ont fait également partie de cette construction, celles qui émanaient des jardins luxuriants de mes grand-mères.

Comment s’est porté votre choix sur Roger ?

 

C’est plutôt Roger qui nous a choisit. Nous attendions un chiot et sommes allés en choisir un parmi une portée de 8, nés chez une famille à Melbourne, (et non pas dans un élevage industriel canin). Roger a été le premier de la portée à nous souhaiter la bienvenue. Il a poussé un léger gémissement.

Nous avions vraiment l’impression qu’il nous avait choisi.

 

Comment s’est passé le dressage ? Quels sont les traits de caractère des “spoodles” ?

 

Ils sont affectueux, vivants, intelligents, doux et aimants. Parfois comme un chat, ils ne cherchent qu’à être à vos côtés. Ils aiment particulièrement les enfants. Ils ont un côté communautaire dans le sens où ils préfèrent la compagnie d’autres caniches et garder leur distance avec les gros chiens. Ils peuvent ressentir une certaine angoisse due à la séparation. Mais heureusement, je peux prendre Roger avec moi dans la plupart des endroits, y compris le bureau.

A quel moment avez-vous décidé de lancer Bondi Wash pour chien ? Etait-ce lié à votre amour pour Roger ?

 

En fait, Roger n’en est pas à l’origine. C’était plus une solution que je souhaitais donner aux chiens à la peau sensible. Les gens autour de moi me parlaient de rougeurs dont leur chien souffrait après avoir été lavé, et me demandaient s’il existait un savon doux pour la toilette de leur compagnon. Le bain fait partie des choses que Roger aime le moins, mais il adore cependant jouer l’ambassadeur de la marque. Il accueille de manière tellement polie les clients dans notre magasin amiral de Bondi, et il pose si sérieusement dans son bain ou sur la cheminée lors de nos prises de vue. En revanche, je suis assez certaine qu’il adore le Dry Dog Wash, quand on le recouvre de la poudre puis qu’on le brosse.

 

  Que pensez-vous de la politique d’accessibilité aux chiens menée en Australie et plus particulièrement à Bondi Beach ?

 

Bondi est très « dog-friendly ». Il y règne une certaine joie de vivre, due à sa proximité avec l’océan. Et avoir un chien contribue à cet état d’esprit également. Rares sont les habitants de Bondi qui n’aiment pas les chiens. En général les australiens adorent les chiens, mais le pays n’est pas aussi ‘friendly’ que d’autres, comme la France, Taiwan, ou les USA où vous pouvez amener votre compagnon avec vous dans les bars, les restaurants, l’avion, le train ou dans un café. L’Australie est victime d’une sur-réglementation à ce niveau.

 

Quelle est la rencontre la plus insolite que vous ayez faite grâce à Roger ? 

 

J’ai rencontré quelques stars australiennes de cinéma, et de télévision, parmi lesquelles Eric Bana. Je lui ai donné des conseils sur comment dresser son nouveau caniche noir Mario.

Je me rappelle aussi de ce sauvetage en mer, quand j’ai du le tirer des vagues parce qu’il avait couru après sa balle tombée des rochers. Il adore courir après une balle!

Et pas plus tard que le weekend dernier, une énorme pieuvre a essayé d’attraper la balle de Roger en surgissant du bord.

Les réseaux sociaux connaissent une mode virale que sont les routines de beauté. Quelle est celle de Roger ?

 

Il n’est pas de bon ton de paraître trop apprêté à Bondi. La tendance y est plus au look naturel, tendance que Roger partage. Ce qu’il préfère, c’est le look beach hair, juste après une baignade dans les criques rocailleuses du coin.

Mais il a en effet quelques secrets de beauté à nous donner.

La beauté intérieure se voit à l’extérieur, et Roger suscite souvent l’amour.

S’il m’attend à l’extérieur d’une boutique, il se fera copain avec des passants

Bien sûr, il utilise la gamme de Bondi Wash quand il s‘agit d’éloigner les mauvaises odeurs, et de garder le poil doux et brillant.

Que recommandez-vous à nos lecteurs ? un toilettage maison ou chez un professionnel ?

 

Toilettage par un professionnel. Celui de Roger est Coréen, ils sont connus pour leurs coupes créatives à la mode. Roger préfère laisser les poils de la queue, des pattes et de la tête longs, afin de parfaire un look décontracté et malgré tout apprêté.

Le sujet concernant la fréquence des bains divise. Quelles sont vos recommandations ?

 

Le bain n’est pas ce que Roger préfère. Il en prend une fois par mois, ou quand cela est nécessaire comme après s’être roulé dans les fientes de canard.

Nous utilisons toujours le Bondi Wash Dog Conditioner en complément du Bondi Wash, afin de démêler plus facilement les poils (Il contient de l’huile de graine de Banksia australien). Entre deux bains, nous avons deux habitudes :

Nous utilisons le spray Kennel contre les mauvaises odeurs, et un soir par semaine, nous le brossons avec le Dry Dog Wash afin de démêler ses nœuds.

Quelles étaient vos priorités quand vous avez lancé les produits Bondi Wash Dog ?

 

J’en avais trois : qu’ils n’irritent pas la peau des chiens, qu’ils rendent le poil doux, et que leur odeur soit agréable.

 

Quelle est votre senteur favorite ? Les avez-vous testées auprès de Roger quand vous étiez en phase d’élaboration pour Bondi Wash Dogs ? et si oui, quelles étaient ses réactions ?

 

Oui, Roger a joué le rôle de testeur durant la mise au point olfactive. Comme il n’aime pas les bains, il a associé l’odeur à celle d’un bain, ce qu’il l’amenait à se cacher s’il la sentait. Ce n’est pas la meilleure des publicités, non ?

Cependant, il réagit mieux maintenant, car il adore le Dry Dog Wash, et l’odeur ne l’effraie plus. Heureusement, les autres chiens ne sont pas aussi difficiles concernant nos produits et leur odeur. Ils ont l’air de les aimer.

Je n’ai pas de senteur préférée. J’aime les mélanger à la maison. Nous en avons neuf désormais dans la gamme.

 

Où achetez-vous la nourriture de votre chien, et quels sont vos desiderata ?

Qu’en est-il de la beauté intérieure ?

 

Une fois, après avoir regardé mon caddie, une dame au supermarché m’avait dit très sérieusement à quel point les caniches étaient français, notamment dans leurs habitudes alimentaires.

Roger a un régime de cou de poulet, de restes d’agneau rôti ou de poulet, et de nourriture déshydratée bio. Il est également exigeant sur là où il dort. Pas question de dormir sur du polyester, seuls le velours, le coton ou la laine sont acceptés.

 

Oui, Roger pense que la vraie beauté vient de l’intérieur. Il aime la compagnie du sexe opposé, et ses favorites ne sont pas toujours les plus jolies, mâchoires prognathes, dents abîmées, ou la mauvaise coupe.

Mais il n’en a que faire, il sait ce qu’il y a à l’intérieur.

www.bondiwash.eu

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